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Vaison, au bout du suspense pour une 6e victoire ! Le millésime 2009 du rallye international de Bourgogne a été, ce week-end, celui de tous les records: une 20e édition anniversaire au cours de laquelle on a également fêté les 80 ans d'André Juillet, 142 équipages au départ, plus de 800 personnes présentes à la soirée Bistrauto du samedi, un public présent comme jamais sur les spéciales et, au bout du compte, un 6e succès pour Christophe Vaison. Même si les paris d'avant épreuve donnaient le Belge Hubert Deferm comme probable vainqueur, il faut croire qu'il était écrit quelque part que l'édition 2009 du rallye international de Bourgogne devait revenir à Christophe Vaison: débarrassé avant le départ de la menace Deferm (sorti de la route lors d'un test vendredi après-midi) qui disposait, avec sa Subaru WRC S10, du meilleur matériel, le Creusotin entamait l'épreuve, samedi, l'esprit un peu trop « libéré ». Verdict, après un meilleur temps dans l'ES2, il rentrait en tête au terme de cette première (courte) étape nanti d'un avantage de... 2/10es de seconde sur Eric Thuel Chassaigne (auteur du scratch dans l'ES3) et d'une vingtaine de secondes sur le duo Bernollin (meilleur temps dans l'ES1) et Véricel. Autant écrire que rien n'était fait. Pourtant, dimanche matin, dès le premier chrono, c'est... Thuel Chassaigne qui disparaissait, bielle coulée sur sa BMW Compact: « C'est dommage car j'y croyais. En 3 km, j'avais pris 3 secondes à Christophe. Je pense que j'aurais pu le contenir dans les 2 petites spéciales et limiter les dégâts dans la grande. Les comptes auraient, à mon avis, été très serrés au bout des deux boucles du jour... »
Et Vaison de s'envoler alors vers un nouveau succès, le sixième, pas si facile que ça: « Ce week-end, j'ai eu beaucoup de mal à me caler avec ma voiture, qui est fabuleuse. Surtout dans les parties techniques. J'ai d'ailleurs commis quelques petites fautes en fin d'épreuve... Cela dit, j'aurais préféré qu'Hubert (Deferm) et Eric (Thuel Chassaigne) soient là jusqu'au bout, quitte à terminer 2e ou 3e ». Des accessits qui sont finalement revenus à Hervé Véricel (« on s'est régalés »), 2e à 1'13'', devant Sébastien Bernollin qui n'a pu résister au retour de la Porsche qu'il devançait samedi soir: « C'était impossible et, en plus, j'ai perdu pas mal de temps dans l'avant-dernier chrono avec le capot de ma 306 détaché ». Deux Belges complètent le top 5 final avec Bob Colsoul, 4e, visiblement satisfait de la Mitsubishi Evo10 qu'il a par ailleurs imposée en Gr.N et, surtout, Alain Depierreux, 5e, auteur d'une performance exceptionnelle pour sa première participation: « Ce dimanche, on a mis les watts, tout en gardant une petite réserve. En découvrant le terrain, je ne pouvais quand même pas attaquer aussi fort qu'en Belgique! », s'exclamait-il à l'arrivée. « On a même essayé de revenir sur Bob... qui a dû garder une dizaine de secondes d'avance. Samedi matin, je voulais retourner. A présent, je sais déjà que je reviendrai l'an prochain! » Si la Skoda Octavia WRC de Roux a dû renoncer dimanche midi (butée d'embrayage) alors qu'elle occupait la 7e place, Entz (qui découvrait les gommes BF Goodrich) a conservé sa 6e place face à un autre « débutant belge », Eric Cunin (Mitsubishi Evo9 qui s'est par contre payé le scalp de Moreau (Evo6) pour le gain de la 2e place en Gr.N et ceux d'Hinger (vainqueur en R3) et Buiret (excellent avec sa superbe Xsara look kit car) pour la 7e place finale. Et puis, mieux dans sa tête lors de la seconde étape, le Danois Knudsen a clôturé sa remontée au 10e rang final tandis que le premier Suisse, Luyet, toujours en phase d'apprentissage de sa Fiat Punto S2000, a terminé au 14e rang: « Le parcours était très difficile pour moi et, malheureusement, l'embrayage a faibli dans les deux dernières spéciales ». On notera encore que le duel Morel/Ronfort en A8/FA8 a tourné à l'avantage du premier nommé, 12e, tout heureux de marquer de gros points pour la finale alors que les 15e, 16e et 17e places finales sont revenues, dans l'ordre, aux Belges Bodson et Tufano, respectivement vainqueurs en A7 et A7K devant Thibaut Guillemaud qui a réussi la gageure d'imposer une Peugeot 206 RC aux Renault Clio en N3. Enfin, gêné par des soucis à répétition (dont un problème de batterie qui lui a coûté 5 minutes en spéciale), Nicolas Grosjean a signé par ailleurs quelques chronos de tout premier plan (5 x dans le top 10) que son classement final (38e) ne reflète, hélas, pas. Le classement final officieux: 1. Vaison-Déziré (Subaru WRC-A8W) 1.02.10.1; 2. Véricel-Guillaume (Porsche 996GT3-GT10) +01.13; 3. Bernollin-Denizot (Peugeot 306-F2014) +01.36; 4. Colsoul-Colsoul (Bel/Mitsubishi Evo10-N4) +02.04; 5. Depierreux-Guillaume (Bel/Mitsubishi Evo9-A8) +02.15; 6. Entz-Entz (BMW Compact-F2014) +03.15; 7. Cunin-Libert (Bel/Mitsubishi Evo9-N4) +03.28; 8. Hinger-Cusse (Renault Clio RS-R3) +03.30; 9. Buiret-Demarco (Citroën Xsara-F2014) +03.42; 10. Knudsen-Soren (DK/Honda Civic-R3) +03.49; 11. Moreau-Moreau (Mitsubishi Evo6-N4) +03.53; 12. Morel-Peyfort (Subaru GT-A8) +04.32; 13. Matton-Klein (Bel/Mitsubishi Evo9-N4) +04.39; 14. Luyet-Jollien (CH/Fiat Punto S2000-A7S) +04.43; 15. Bodson-Chaboteau (Bel/Renault Clio-A7) +4.49... (91 classés) Les abandons de la 2e étapeJordan (Clio n°88): Parc départ, mécaniqueLayer (106 n°110): parc départ, mécaniqueThuel Chassaigne (BMW n°5): ES4, moteur (bielle)Kempf (Saxo n°126): ES4, mécaniqueJolivot (Saxo n°125): ES4, mécaniqueLathuillière (AX n°155): ES5, sortie de route sans gravitéFermier (106 n°124): ES5, mécaniqueLobreau (205 n°108): ES5, mécaniqueThevenard (106 n°127): ES6, mécaniqueRoux (Skoda n°3): regroup avant ES7, butée d'embrayagePetit (Clio n°62): ES6, mécaniqueBatteau (Saxo n°106): avant ES7, mécaniqueChambard (Sierra n°41): ES7, mécaniqueMozan (Clio n°30): ES8, sortie de route sans gravitéArton (Saxo n°109): ES8, sortie de route sans gravitéJovin (Saxo n°133): ES8, sortie de route sans gravitéBrusson (205 n°80): ES8, sortie de route sans gravitéGeilenkirchen (C2 n°94): départ ES9, câble d'embrayageMichelet (106 n°148): ES9, mécanique Frédéric Zielonka |